Blog des ateliers d’écriture de La Page et la chambre

Pour visiter le blog personnel de Brice Auffoy, suivre le lien suivant : bricea.home.blog

Bienvenue sur le blog de l’espace littéraire des ateliers d’écriture de La Page et la chambre !

« Chaque œuvre à faire a sa poétique en soi, qu’il faut trouver »

Gustave Flaubert, Correspondances

« On ne peut pas écrire sans style. Sans lui, il n’y a rien ; il nous dit ce que voit l’écrivain, comment il parle. Le style est le point de vue de l’écrivain sur le monde, sa façon de le comprendre, sa voix. » 

Ursula K Le Guin, Le Langage de la nuit

 

Septième saison des ateliers de la rue Nationale, à Nîmes

Notre rendez-vous : le jeudi, à 18h30, une fois tous les quinze jours

Et c’est reparti pour un petit tour d’atelier ! Cette année sera celle du renouveau, n’en doutons pas, loin des préoccupations stériles d’un siècle que notre jeunesse n’a rien fait pour « mériter », et que les générations d’avant leur laissent en héritage – quels beaux cadeaux… Donc, ça va écrire, ça va publier, dans un groupe ou le sang neuf va apporter une nouvelle dynamique, et je vous prédis des textes de qualité, des textes variés, des textes tous azimuts. Bonnes lectures. 

Brice Auffoy 

 

 

 

 

Publié dans Saison 6 (2020-2021) | Laisser un commentaire

Vrac

IMG_2434[1]

Ce crayon glisse sur cette feuille d’une manière que j’ai déjà rencontrée. Lire la suite

Publié dans 06. Territoire du crayon | 8 commentaires

Peisotrox

Plongez avec Aurore - Thalgo

C’était le jour des Morts. Ciel bleu, soleil blanc, temps dégagé. La première personne que j’ai rencontrée fut le Père Gérald, avec sa tête de nain de jardin, un petit collier de barbe grise, des yeux plissés comme de juvéniles graines de courge, enfoncés dans le crâne, noirs et brûlants avec une lueur de folie. Un sourire a germé sur son visage poupon, mais cela n’a fait qu’accroître la sensation de malaise.

Lire la suite
Publié dans 05 B. Les abysses | 4 commentaires

Les feux de la rampe

Au bout d’un certain temps, on se décourage. De courir de castings en castings, de se faire éconduire en deux secondes par un metteur en scène qui ne vous laisse même pas le temps de finir votre tirade, juste parce que votre gueule ne lui revient pas. Ou disons qu’elle n’est pas conforme à l’idée qu’il se fait du personnage. Du héros, bien souvent. Car, il est vrai, je ne visais alors que des premiers rôles.

Lire la suite
Publié dans 05. Stéréotypes et effets de réel, Non classé | 2 commentaires

CICA3

Cela avait été une journée comme je les aime, sans vraiment me l’avouer. Ne rien faire, prendre le temps, se laisser aller, vivre le moment présent dans toute sa banalité.

Lire la suite
Publié dans 04.A Dépendance numérique | 4 commentaires

L’antichambre du dragon.

Deux dragons se faisaient face, tête contre tête, ils dessinaient un cœur dans une arabesque stylisée. Le cœur évoquait un symbole positif, mais si l’on détaillait la porte, si l’on regardait de plus près ce cœur immense et central, on voyait ces deux dragons de profil qui le constituaient, en fait on ne voyait plus qu’eux. On restait tout d’abord stupéfait par la qualité des détails, puis l’on se reculait, mû par un instinct primitif, ces deux serpents front contre front n’étaient pas de très bonne augure. Lire la suite

Publié dans Non classé | 4 commentaires

Nouvelles de la lune

nick-veasey-michael-jackson-moonwalk

Certains pensent que les mots s’écrivent à partir du monde, en ouvrant ses fenêtres. D’autres pensent le contraire : les mots apparurent, un livre s’écrivit et le monde suivit pour l’illustrer.

Les métaphores sont dans ce cas à prendre au pied de la lettre. Chaque lettre elle-même est une intention divinatoire avec, à son pied, des fondations solides et, à ses yeux, des fenêtres qui ouvrent sur des fenêtres bien réelles.

Enfin, j’enfonce là des portes ouvertes bien entendu. Lire la suite

Publié dans Saison 7 | 2 commentaires

Cartes marines

Le plus possible, le plus possible, le plus possible.

Semble être le leitmotiv de notre époque.

Tirer au mieux parti d’une situation, d’un physique, d’un placement financier, d’une relation, de la Terre elle-même, exsangue planète sucée de bords en bords, de plaques en plaques, en surface et en profondeur, aux quatre coin du globe, aux quatre coins d’elle-même. Lire la suite

Publié dans 03. Clarté de la langue | Laisser un commentaire

Bibi et Bibi dans un bateau

rachmaninov

On peut situer la perfection musicale quelque part entre 1901 et 1909, entre les concerto n°2 et n°3 de Rachmaninov. Si aucun des deux ne l’atteint en effet en soi, les deux suggèrent des chemins à la croisée desquels la perfection pose son jalon. Le n°2 s’en approche en marquant l’ascension du compositeur vers une version moins névrosée de lui-même, le n°3 s’en éloigne déjà en tentant de témoigner a posteriori de la plénitude atteinte – sa voie est déjà descendante. Lire la suite

Publié dans 01.A La lumière | 8 commentaires

Le pirate du photo maton

Elle a deux yeux asymétriques, mais son regard est franc. C’est dommage cette asymétrie, car elle aurait pu être belle. Enfin à ce que je peux en deviner. Elle est grande en tout cas, bien proportionnée il semblerait qu’il soit bien dessiné son corps, sa silhouette est admirable, une vraie belle femme de l’ombre. Elle a deux seins également, comme les yeux ces choses-là vont par paire, mais ils sont assez communs, rien à en dire, elle ne peut pas les mettre en valeur et il faut forcer le trait pour les deviner sous l’épais tissu noir. Lire la suite

Publié dans 01. les lois rigoureuses de M. Songe | 4 commentaires

Sources, racines

img-5-small580

Un fleuve prend source, une fleur racine, les deux s’échangent bien vite leurs possessions sans s’ombrager de leurs pauvres capitaux respectifs. Serions-nous persuadés d’une bonté naturelle entre ces deux-là que l’on nous taxerait de fâcheux adeptes d’une foi. Lire la suite

Publié dans 02. Epuisement d'un lieu | Laisser un commentaire